Un château de conte de fée

 

Il était une fois un château fort…

Idéalement situé aux confins du Poitou, de l’Anjou et de la Touraine, une situation stratégique par excellence, le château d’Eternes est bâti sur un ancien château fort du IXème siècle.

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Cité par le Roi Eudes et le Roi Louis IV d’Outre-Mer dans leurs diplômes respectifs du 30 décembre 889 et du  5 janvier 942, Eternes est la propriété aux IXè et Xè siècle des chanoines de l’église de Saint Hilaire.

Les siècles passent, les actes de propriété aussi … En 1379, il est fait mention du Prieur de St Ladre (autre nom du prieuré de St Lazare de Fontevraud), Eternes est ainsi une dépendance du Prieuré de Saint Ladre et verse la dîme à Fontevraud.

 

Clos préféré des abbesses de Fontevraud

Créée en 1101 par Robert d’Arbrissel, l‘abbaye de Fontevraud, d’inspiration bénédictine, est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe.

Au Moyen-Age, le vin est un élément clé du quotidien, chaque habitant en consomme environ 3 litres par jour.
L’abbaye, voisine du château d’Eternes, dispose de plus de 8000 hectares rattachés au château, permettant d’obtenir 4 hectolitres de vin blanc par hectare. La petite histoire dit que l’abbesse pouvait aller de Fontevraud à Loudun sans quitter ses terres (+de 20km) 

Eternes reste le « clos préféré » des abbessessi bien qu’un des moments solennels de l’année est la remise des premiers sarments de vigne, tout un symbole.

A cette époque, il n’y a pas de seigneur d’Eternes. Le domaine est mis en location par l’abbaye à des fermiers et les baux durent 5, 7 ou 9 ans. Dans ces baux, l’abbaye décrit tout ce qui doit être fait par le locataire : de l’entretien des fossés aux pratiques culturales et à la plantation des céréales. On apprend que les vignes d’Eternes, contrairement à la coutume, étaient faites à « long bois » et que la taille nécessitait l’embauche de journaliers (mais pas trop, l’abbaye veillait aux dépenses superflues). Ce sont les moines de St Jean de l’Habit qui se chargent de l’administration des domaines. Un logement à été construit en 1635 pour les héberger, notamment ceux « commis aux comptes et aux réparations ». 

 

La Révolution marque un tournant dans l’histoire du domaine

En 1790, l’inventaire d’Eternes mentionne : un logement de maître, celui du fermier et du métayer, le logement de 1635 pour les moines, une cour, un jardin, une cave, 37 arpents de vignes, un pressoir, un colombier. Le domaine fait 510 hectares à cette époque.

La Révolution donne naissance à une légende d’Eternes : les religieuses de Fontevraud (contrairement aux moines) refusent de se soumettre aux révolutionnaires et ce jusqu’en 1792 ! Aucune d’elles ne prononce le « serment civique », sauf une. Cette dernière obtient la permission de quitter l’abbaye. La légende dit qu’elle se serait donc sauvée avec une partie du trésor de Fontevraud, qu’elle aurait caché à Eternes… pour l’instant, il n’a pas été retrouvé…

Vendu comme d’autres monuments, le château est racheté en 1881 par le Colonel Charles Léonce Delavau (1827-1889), maire de Saix de 1884 à 1889.  Il réalise des travaux dans le style « néo-renaissance ». Lors de son décès, le château revient à son aîné Guy (1889-1899), puis à son frère, le général Gaston Delavau (1864-1951), maire de Saix de 1935 à 1945.

Pendant la deuxième moitié du XXème siècle, le château change de propriétaire régulièrement, jusqu’en juillet 1992, où il est acheté par Robert Marteling, qui s’investit dans la restauration de l’édifice et la reconstitution du vignoble autrefois disparu, dès 1996.

Le temps des projets oenotouristiques 

 

Robert Marteling était certainement prédestiné à cette vie de château!

Ce n’est pas son aïeul qui dirait le contraire: un noble chevalier, originaire de Marteling dans le Luxembourg, parti en croisade en Blason1099 avec Godefroy le Bouillon.

En 1992, le rêve devient réalité, avec ce coup de cœur pour le château d’Eternes. Il y séjourne depuis 2009, tout en continuant de gérer sa société spécialisée dans l’événementiel et l’agencement intérieur.

 

Faire vivre son château: tel est son crédo!

Eternes est un lieu magique propice aux soirées d’exception.
Alliance du charme, du patrimoine, de l’insolite, Eternes est un décor parfait pour les séminaires, les mariages, les soirées événementielles, avec entre autres deux salles toutes équipées de 220 et 100 personnes à disposition. 

 

Les projets ?

Développer l’oenotourisme dans cette belle région et proposer à la clientèle française et étrangère un accueil de qualité, avec des chambres d’hôtel, spa, terrain de tennis et héliport.

 

Un vignoble de 35 hectaresphoto 3

Depuis 20 ans, Robert Marteling s’attelle à reconstituer son vignoble avec son équipe: investissement, plantation de vignes…
Aujourd’hui: pari réussi avec un vignoble qui a retrouvé son prestige d’antan et des cuvées puissantes et généreuses: Saumur blanc, Saumur rouge, Saumur Puy Notre Dame.

Découvrez les vins sur ce site ou lors de visites sur réservation.

 

Vous découvrirez les caves souterraines et le chai, créé en 1999 et décoré par l’artiste peintre hongrois Geza Szekelyi. Chaque cuve est numérotée (les Abbesses, la Chapelle, le Pigeonnier, le Clos des Aubreis, la Parcelle de la fuie, le Haut clos) et de magnifiques tableaux illustrent chaque saison.

 

 

Un patrimoine d’exception

 

Pigeonnier

kiosque

 

 

Un château majestueux, un vignoble réputé, les amateurs d’histoire pourront également découvrir un kiosque au cœur des vignes, un pigeonnier troglodytique du XIIIè siècle et une chapelle du XVIIème siècle.

 

 

La Chapelle Sainte Marthe (1699) située à l’entrée du château est un chef d’oeuvre restauré par l’artiste Geza Szekelyi. Il a représenté au plafond le ciel avec ses 78 anges et sur les murs: l’enfer (en trompe l’œil) et le paradis.
La chapelle, ouverte au public pendant les fêtes de fin d’année, abrite la crèche de la Nativité, réalisée par Marina Prieure.

La chapelle

 

A bientôt au château d’Eternes pour écrire avec vous les nouvelles pages de cette histoire.